Qualiwatt : fin du régime des primes photovoltaïques en wallonie

Mises en place en mars 2014, les primes Qualiwatt touchent à leurs fins. En effet, c'est ce qu'a déclaré, ce lundi 11 décembre 2017, le ministre de l'Énergie et du Climat, Jean-Luc Crucke.

Débuts

Instaurées il y a un peu plus de 3 ans, les primes Qualiwatt avaient pour but de soutenir les petites installations solaires photovoltaïques. En effet les primes prévoyaient une compensation entre les prélèvements et les injections d'électricité sur le réseau ainsi que le versement d'une prime annuelle d'une durée de cinq ans. Ces primes pouvaient alors s'élever jusqu'à 544€ par an.

Diminution progressive

Depuis leur création, les primes Qualiwatt ont régulièrement connu des baisses. En effet, la CWaPe (Commission wallonne pour l'Énergie) a revu le montant des primes tous les 6 mois. La dernière révision en date a d'ailleurs eu lieu en juillet 2017. C'est donc presque sans surprise que la déclaration de Jean-Luc Crucke a été accueillie ce lundi.

Fin

La raison principale de la suppression des primes Qualiwatt réside dans le coût des installations solaires photovoltaïques.  En effet, celui-ci a baissée de 30% depuis 2014. De ce fait, les installations n'ont plus besoin de primes pour être rentables selon la CwaPe. Toutefois, le régulateur wallon de l'énergie est favorable a un arrêt progressif des primes.

À cela, se rajoute le taux de rentabilité interne d'une installation de 3kWc recevant la prime Qualiwatt. En effet, il se situe aujourd'hui entre 7,3% et 8,4% alors que l'objectif initial était de 5%.

Pour finir, le ministre affirme que la suppression des primes aura un effet positif sur le coût des installations. En effet, grâce à la suppression des obligations administratives,  les installateurs de panneaux photovoltaïques pourront diminuer leurs prix.

Côté flamand

Cette nouvelle ne va sans doute pas surprendre nos voisins du Nord. En effet, en Flandre, les primes d'installation aux panneaux photovoltaïques sont supprimées depuis 2015. Pourtant, leur propagation reste croissante. Voilà qui appuie davantage la thèse soutenant que le photovoltaïque n'a plus besoin d'être supporté par les pouvoirs publics.