Connaissiez-vous le crowdfunding immobilier ?

Avec l'essor des nouvelles technologies, une nouvelle forme d'investissement ou de philanthropie a vu le jour, grâce à Internet et différentes plates-formes spécialisées : le crowdfunding. C'est un moyen de donner ou prêter de l'argent à des entreprises, collectivités, projets, associations… Les sommes individuelles pouvant être petites, c'est le moyen pour de nombreuses personnes d'investir à leur mesure. Or, saviez-vous que le crowdfunding concernait désormais un grand nombre de domaines divers et variés ?

Tout savoir sur le crowdfunding associé à l'immobilier

L'essence du crowdfunding est de permettre l'aboutissement de projets parfois ambitieux à partir de la somme de contributions relativement modestes. Pour les porteurs de projet, cela représente une alternative de financement intéressante, pouvant remplacer ou compléter un emprunt bancaire classique ou encore des subventions publiques. Les investisseurs peuvent en retirer des bénéfices ou des avantages en nature, selon les cas, quoique la notion de risque soit toujours présente – comme dans n'importe quel type d'investissement au demeurant.

Connaissiez-vous le crowdfunding immobilier ?

Le secteur de l'immobilier n'est pas en reste en la matière, mais encore faut-il se forger un solide avis sur le crowdfunding immobilier. Faut-il miser sur ce débouché ?

Commençons par les faits bruts, les chiffres : pour la seule année 2019, le financement participatif appliqué à l'immobilier a drainé en France 370 millions d'euros, montant dont la croissance pour 2020 devrait exploser en dépit du contexte si particulier induit par le COVID-19. Peu à peu, plusieurs acteurs du crowdfunding se spécialisent sur ce segment.

Cet investissement s'avère particulièrement accessible, avec un ticket d'entrée commençant généralement avec des parts de 1 000 €. Le web permet aux financeurs de suivre en direct l'avancement des projets concernés. Les taux d'intérêts bruts sont élevés (surtout en comparaison d'un placement d'épargne… ! ), pouvant atteindre jusqu'à 8 voire 10 % par an. L'autre point positif est que les frais ne s'appliquent pas aux investisseurs, mais aux promoteurs porteurs de projets.

En raison de la nature spécifique du secteur de la construction, il convient cependant d'avoir bien conscience qu'il n'est pas possible de revendre sa part, dont le capital est bloqué pour toute la durée d'une opération − un an ou deux donc, sauf retard particulier pouvant être causé par des impondérables, façon COVID-19. Évidemment, comme dans tout investissement, le risque de perte en capital demeure bien réel, même s'il semble moins important que pour des financements d'entreprise par exemple.